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Elle pleure la planète?

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Source : Pixabay

« Elle pleure, elle pleure  ma planète, elle sent que sa fin est proche et ça la rend folle », en 2007 déjà Ridan s’inquiétait en chanson pour le sort de notre pauvre terre. C’était avant la forêt amazonienne et ses 93 000 départs de feu au Brésil soit 63% de plus qu’en 2018 selon l’INPE (Instituto National de Pasquisas Espaciais). C’était avant que Paris subisse un épisode de sécheresse massif (prêt de 29 jours sans pluie le 16 septembre), et où 83 départements français doivent mettre en place des restrictions d’eau. C’était avant que nous épuisions les ressources que la planète nous offre, de plus en plus tôt chaque année (le 29 juillet en 2019). C’était avant qu’une étude scientifique annonce une possible hausse de 7° d’ici à 2100. La vie telle que nous la connaissons semble grandement menacée.

La planète pleure tant , qu’il ne pleut plus, elle n’en peut plus, il est grand temps.

Alors, comment réduire notre empreinte écologique? Quelques pistes…

Limiter la pollution liée à nos déchets du quotidien
La pollution plastique des mers et des océans est l’une des premières causes de la destruction des écosystèmes marins. On parle aujourd’hui de la création d’un septième continent constitué de nos déchets plastiques. Ces déchets proviennent souvent de nos poubelles et sont mal recyclés. Quel effet sur l’environnement? En mer, le plastique se fragmente et forme du « micro-plastique ». Les poissons les ingèrent ou sont emprisonnés dans ces détritus dont la toxicité est aujourd’hui avérée. Un désastre donc pour l’écosystème marin. Limiter le suremballage (certaines initiatives comme le vrac permettent de les supprimer), trier ses déchets, ramener les médicaments non utilisés dans les pharmacies, composter les déchets alimentaires (beaucoup de villes ont aujourd’hui mis en place des composts collectifs), éviter de jeter ses mégots de cigarettes dans la rue ou dans la nature (ils sont non seulement une source de pollution mais aussi l’une des causes de départ de feu) permettrait de limiter la pollution de la terre et des océans.

La seconde main, de nouvelles habitudes pour cultiver son look vintage. 

Téléphones reconditionnés, vêtements achetés en fripes, objets chinés en brocante, la seconde main est un bon moyen pour éviter la surconsommation, responsable de la création de nombreux déchets, tout en faisant des économies. L’industrie textile est l’une des plus polluantes : entre le transport, les pesticides destinés à faire fabriqué les cotons, les teintures utilisés sur les vêtements… la production textile est une grande source de pollution pour la planète. Les fripes se sont aujourd’hui démocratisées et répandues. De la fripe classique, à certaines applications comme MyTwist, Vinted (qui n’est pas seulement dédié aux vêtements) ou encore les vides dressings, les outils pour se procurer de la seconde main sont nombreux. L’occasion de faire aussi de belles économies. Pour le reste, Le Bon Coin en France, ou l’outil Marketplace mis en place par Facebook permettent d’acheter ou de vendre des objets pour un prix avec lequel le neuf ne peut pas rivaliser.

Acheter local et lutter contre le gaspillage alimentaire. 

Consommer local c’est aussi éviter la pollution de l’air (trajets en avion ou en cargo polluant), tout en favorisant les commerces près de chez vous! Acheter des légumes aux formes peu orthodoxes ou abîmés permet de faire des économies et d’éviter le gaspillage alimentaire. Allez voir aussi certaines applications comme To good to go.

S’engager ! 

Sauver la planète c’est aussi s’engager au quotidien pour faire bouger les choses.

Plusieurs moyens pour y parvenir: le boycott citoyen est une démarche qui consiste à boycotter certains produits de consommation en raison de la manière dont ils sont produits.

Choisir l’alternative : en utilisant par exemple des moteurs de recherches alternatifs à Google.Ecosia finance grâce aux recherches de ses utilisateurs, la plantation d’arbres et agit ainsi pour la reforestation.

Se mobiliser: en participant à des marches pour le climat, comme celle organisée 20 septembre suite à l’appel de Greta Thunberg à la mobilisation ou à des ramassages de déchets organisés dans certaines villes. Signer la pétition « l’affaire du siècle » pour forcer les autorités à prendre conscience de l’urgence climatique dans laquelle nous nous trouvons et à agir en conséquence.

Pour sauver notre planète et ce qu’elle a d’incroyable à nous offrir, il nous faut agir maintenant. Pour que ses larmes nous abreuvent de nouveau, pour qu’elles nourrissent nos sols et épanouissent nos fleurs, ensemble, redonnons à la Terre le droit de pleurer.

Pour en savoir plus …
Ridan, « Objectif Terre », L’Ange de mon démon 2007

Sur la déforestation au Brésil, la sécheresse mondiale et le réchauffement climatique:
Le site de l’INPE (Instituto National de Pasquisas Espaciais)
Le site de l’OMPE (Organisation mondiale pour la protection de l’Environnement)
https://e-rse.net/definitions/definition-rechauffement-climatique/#gs.3ytjt3
https://www.rtl.fr/actu/meteo/les-infos-de-12h30-secheresse-le-record-de-1895-bientot-battu-a-paris-7798345006
https://www.europe1.fr/politique/pour-olivier-boucher-climatologue-et-directeur-de-recherche-au-cnrs-il-faudra-sadapter-au-rechauffement-climatique-3920213
https://www.huffingtonpost.fr/2015/11/29/impact-textile-environnem_n_8663002.html

Sur la pollution des mers au plastique:
https://www.encyclopedie-environnement.org/eau/pollution-plastique-en-mer/ 

Sur le Boycott citoyen et les initiatives possibles: 
https://boycottcitoyen.org/
https://ilestencoretemps.fr/
https://laffairedusiecle.net/

https://www.ecosia.org/

 

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